Aller au contenu
Ferienhäuser KranichFerienhäuser Kranich
5 mars 20236 min de lecture

Compter les moutons en Normandie

Élever d’anciennes races locales est une façon de préserver un patrimoine culturel. Dans la Manche, on en connaît trois.

Moutons avranchins sur les prés-salés

Comme en Allemagne, on redécouvre en Normandie les anciennes races locales. La raison : ces animaux sont robustes et résistent au temps changeant du rude climat du nord-ouest. Élever d’anciennes races locales est une façon de préserver un patrimoine culturel. Dans la Manche, on connaît trois races.

Le mouton cotentin

Le nom prête un peu à confusion : son berceau se trouvait dans le Coutançais, l’ancien diocèse de Coutances. Au fil du temps, le mot Coustançais est devenu Costentin puis Cotentin – qui désigne aujourd’hui la presqu’île nord du département de la Manche et n’englobe même plus la ville de Coutances.

Ces moutons viennent du bocage. Ils ont besoin d’arbres et de haies pour protéger la peau rose de leur tête des coups de soleil. Traditionnellement, on les élève en petits groupes de 10 à 30 têtes, souvent avec des chevaux. L’effectif est estimé à 2 000 animaux. La tête rose, peu couverte de laine, est caractéristique ; avec 90 à 100 kilos (brebis) et 100 à 140 kilos (béliers), ce sont de véritables poids lourds.

Moutons au soleil couchant en Normandie

Le mouton avranchin

L’avranchin est la première race ovine reconnue de la Manche. Depuis le XVIIIe siècle, les gourmets vantent la qualité de sa viande, et la finesse de sa laine était déjà soulignée en 1764. Avant la guerre, c’était la race la plus répandue de la région ; en 1960, elle fut sauvée de justesse de l’extinction. Depuis 2015, elle est classée race domestique menacée – il ne reste qu’environ 2 000 brebis.

Ancienne race de prairie, on la trouve aujourd’hui souvent sur les prés-salés, car elle peut vivre dehors toute l’année. Son caractère est doux et les brebis s’occupent avec une attention particulière de leurs agneaux. Elles n’aiment guère être enfermées.

Le roussin de la Hague

Le roussin n’est pas une race vraiment ancienne : elle est née vers 1920 du croisement des moutons locaux des dunes de Biville et de Vauville avec les races anglaises Dishley et Southdown. Elle n’a été officiellement reconnue qu’en 1982.

Le roussin est extrêmement résistant et parfaitement adapté au climat rude du nord du Cotentin. Sur les prés-salés, les agneaux deviennent les fameux agneaux de prés-salés. La race se reconnaît à sa tête brune et à son regard vif.

Un roussin de la Hague à la tête brune caractéristique

Voir les moutons et acheter leurs produits

  • Ferme de la Petite Lande, 50310 Écausseville – exploitation bio, viande d’avranchin, téléphone +33 6 99 65 60 41
  • Laines à l’Ouest – laine de races normandes, petite boutique à Lessay, 6 rue de la Sainte-Croix, le mercredi de 15 h à 18 h 30
  • Jambon de Lessay – merguez d’agneau de pré-salé, Espace Fernand Finel, Lessay
  • Foire aux moutons à Jobourg – le premier samedi d’août, avec démonstrations de chiens de berger et de tonte
  • Ferme-musée du Cotentin, Sainte-Mère-Église – élève des moutons roussins, chiens en laisse admis
Tonte des moutons à la foire aux moutons de Jobourg

Texte et photos : Barbara Homolka

Retour aux articles

Quand pouvons-nous vous attendre ?

Dites-nous quelles dates vous envisagez et combien de chiens vous accompagnent. Nous répondons personnellement, le plus souvent le jour même.

Vastes plages de sable sur la côte ouest du Cotentin